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Perspectives Intellectuelles

Saisissez chaque opportunité comme une occasion de concrétiser vos rêves

Ethos Global Academy
September 28, 2026
9 min read
Un chemin éclairé par le soleil levant, symbole d'espoir et de persévérance

« Être optimiste, c'est notamment garder la tête tournée vers le soleil en mettant un pied devant l'autre. Il y a eu de nombreux moments sombres où ma foi en l'humanité a été mise à rude épreuve, mais je n'ai pas voulu et je n'ai pas pu me laisser aller au désespoir. Cette voie mène à la défaite et à la mort. », Nelson Mandela

En 2008, dans le cadre d'un cours, l'un de mes professeurs disait : « Quand vous savez ce que vous voulez réellement, n'importe quel vent vous est favorable. » Des années plus tard, j'ai pu comprendre toute la sagesse cachée derrière ces propos.

Du campus à la vraie vie

Après le premier cycle de mes études en théologie au Séminaire Théologique Nazaréen d'Haïti, je ne voulais vraiment pas rentrer chez moi, à Port-Margot, dans le nord. J'ai voulu rester à Port-au-Prince au moins un an de plus pour décrocher ma licence.

Très tôt, je m'étais rendu compte que presque tous les étudiants venus du nord ne pouvaient pas soutenir leur mémoire de sortie pour devenir bacheliers en théologie, à cause de la longue distance et, surtout, des occupations ministérielles rapidement endossées après la première phase des études.

À quelques semaines de ma graduation, mon camarade Siméon Jean m'a proposé d'aller suivre un cours de journalisme dans une école située à environ deux kilomètres du campus où je résidais. Je voyais dans sa proposition un très bon prétexte pour rester à Port-au-Prince. Mais un problème de logement s'est posé, puisque je devais vider les lieux au lendemain de ma graduation.

J'ai partagé mes préoccupations avec mon grand frère Abdias, venu prendre part à la collation des grades. Il n'hésita pas à me proposer d'en parler à notre oncle Paul, qui vivait à la capitale depuis de nombreuses années. Nous n'avions pas, en réalité, une relation très proche avec lui ; il était pour nous une simple connaissance.

Comme il prenait lui aussi part à la cérémonie, nous nous sommes accordés pour tenter le coup en lui demandant de me loger chez lui pendant un certain temps — je devais boucler mes études de journalisme en quelques semaines. Finalement, en utilisant le caractère difficile de son épouse comme prétexte, oncle Paul a habilement rejeté notre requête. Ce fut très frustrant pour moi.

Après mûres réflexions, j'ai décidé de partager mon inquiétude avec mon professeur Ricardo Isma, avec qui j'étais très proche. À ma grande surprise, sans philosopher, il accepta de me loger chez lui. Ainsi, je poursuivais mes études de journalisme et j'entamais parallèlement une année supplémentaire au Séminaire pour préparer ma licence en théologie.

Quand je suis arrivé chez mon cher ami Ricardo, j'ai été ébahi par la quantité de livres entassés dans sa bibliothèque privée. Il possédait quasiment tous les ouvrages dont j'allais avoir besoin pour préparer mon mémoire de sortie. Au fond de moi-même, je me suis dit : « Je ne partirai pas d'ici tant que je n'aurai pas soutenu mon travail de recherche. »

J'ai pu terminer le journalisme. Mais comment annoncer au professeur Ricardo que je comptais rester plus longtemps chez lui ? En réalité, je ne lui ai jamais annoncé cela formellement.

Quand la dynamique a changé

Une bibliothèque privée remplie de livres, symbole de l'accès à la connaissance

Certains événements n'allaient pas jouer en ma faveur. Pour des raisons administratives, les cours de théologie s'arrêtèrent pendant plusieurs mois. À un moment donné, j'étais tellement frustré que je voulais rentrer chez moi. Ma situation financière était si critique que je ne pouvais même pas renouveler mon stock de sous-vêtements. Ricardo m'a prêté une paire de chaussures pour faire mes courses ; malheureusement, la taille ne me convenait pas et j'ai dû les porter malgré leur inconfort.

Il fallait que je trouve un travail pour subvenir à mes besoins les plus élémentaires, si je devais continuer à vivre à Port-au-Prince en attendant que les cours reprennent.

Finalement, encore Ricardo, avec son grand cœur, s'est débrouillé auprès d'un ami pasteur, propriétaire d'une école primaire à Pernier. J'ai été embauché comme enseignant dans une classe de quatrième année fondamentale. Ce fut un grand soulagement pour moi, car j'étais payé mensuellement 3 650 gourdes. Une fois les cours repris, j'ai pu payer chaque cours à 1 500 gourdes et vivre avec le reste.

Enseigner au niveau fondamental ne fut jamais mon souhait. Pire, ma classe se trouvait entre une classe de troisième année fondamentale et une classe de maternelle. Ce fut pour moi un véritable baptême de feu, surtout quand le soleil était à son zénith et que les enfants s'amusaient avec toute leur énergie inépuisable.

J'étais frustré chaque jour au point que mon attitude affectait ma relation avec les collègues et les élèves. Je ne pouvais pas dispenser mes cours convenablement, faute de vêtements appropriés. J'avais hâte que les grandes vacances arrivent pour retourner en province et respirer un peu. Finalement, les vacances arrivèrent. Je ne restai même pas pour corriger toutes les feuilles, calculer les moyennes des élèves et transmettre les notes à la direction.

Alors que j'étais en province, l'épouse de mon ami Ricardo, qui enseignait en troisième année, m'appela pour me faire part d'une nouvelle : « Windel, j'ai reçu une lettre pour toi de la part de l'école. » Le cœur chaud, je lui demandai de m'en révéler le contenu. « Windel, c'est une lettre de mise en disponibilité », me répondit-elle. Vu l'attitude que j'affichais à l'école en raison de mes frustrations, je ne me surprenais pas.

Par contre, je me posais plein de questions : dois-je retourner à Port-au-Prince dans ce contexte ? Si j'y retourne, l'attitude de Ricardo envers moi ne changera-t-elle pas ? Comment tenir le coup sans un sou pour terminer mes cours de théologie ?

Au final, je décidai de retourner malgré les inquiétudes. À plusieurs reprises, mon ami Ricardo me déconseilla indirectement de rester dans une capitale où la cherté de la vie est insupportable. Mais je faisais comme si je n'avais rien entendu ni compris.

Je m'accrochais à mon rêve d'obtenir mon grade de licencié en théologie. Au bout du compte, j'ai été embauché dans un institut de théologie à titre de remplaçant du professeur Ricardo — qui avait entrepris lui-même les démarches — pour dispenser quelques cours chaque samedi. L'ironie du sort : j'ai été payé moins cher qu'à l'école primaire. Mais je n'avais pas le choix.

Une salle de classe animée, évoquant le baptême de feu de l'enseignement

Requête exaucée

Étonnamment, à l'été 2013, le pasteur de mon église, Jeannot Chataigne, m'appela pour me faire une proposition intéressante. Une famille missionnaire, qui possédait une maison d'hôtes où elle résidait, dans la même zone que moi, devait partir en vacances au Canada pendant plusieurs mois.

La famille proposa à Jeannot de venir gérer la maison. Comme il était très pris par ses activités professionnelles, Jeannot leur proposa plutôt de me prendre pour faire le travail, notamment recevoir des équipes missionnaires.

La nouvelle me réjouissait tellement le cœur que je ne pris même pas le temps de réfléchir à la proposition.

Je quittai tranquillement la maison de mon ami Ricardo exactement après avoir soutenu mon mémoire de sortie, comme si le souverain de l'univers avait décodé mon intention et ma détermination à ne pas quitter la maison sans avoir terminé ce que je devais faire.

Une porte s'ouvrant sur la lumière, symbole d'une nouvelle opportunité saisie

J'ai beaucoup souffert et enduré, mais aujourd'hui je peux dire que j'ai, d'une certaine manière, réussi. J'ai saisi toutes les bonnes occasions qui m'ont été offertes pour avancer vers mon rêve. Dans une large mesure, c'est ce rêve qui m'a gardé en vie dans une capitale aux réalités très complexes.

« La vision est peut-être notre plus grande force. Elle nous garde en vie et assure la puissance et la continuité de la pensée à travers les siècles. Elle nous projette dans l'avenir et donne forme à l'inconnu. » — Li Ka-Shing

J'ai ainsi compris qu'on peut choisir de faire certaines choses sans qu'elles fassent partie de sa carrière. Elles sont simplement des opportunités, des marches à gravir pour atteindre la cible.

Dans la vie, quand on a une cible, un vrai objectif, il ne faut laisser passer aucune opportunité valable. Il faut suivre le vent.

Beaucoup d'étudiants venus du nord du pays, qui fréquentaient le Séminaire, n'ont jamais pu terminer leur licence en théologie. Sans juger leur choix, je peux dire que j'ai choisi de payer le prix. Je ne peux pas vous dire à quel point mon choix est aujourd'hui récompensé.

Bonus : la méthode RPM de Tony Robbins

Tony Robbins, coach, auteur et entrepreneur mondialement reconnu, a développé une méthode qu'il appelle RPM — Rapid Planning Method, soit la Méthode de Planification Rapide.

La planification RPM est un moyen de maximiser les résultats de votre vie ainsi que votre sentiment d'accomplissement et de joie. Il s'agit d'un système de pensée, et non d'un système de gestion du temps.

Cette méthode, aussi appelée « Plan d'action massif orienté vers les résultats », consiste à se poser trois questions, dans un ordre précis et cohérent, pour reprendre son focus et réaliser sa vision.

1. Qu'est-ce que je veux vraiment ? Quel résultat je recherche ? Quel est le résultat spécifique et mesurable ? Plus c'est précis, plus c'est fort. Il s'agit ici d'avoir une cible claire et précise — qu'est-ce que vous voulez ?

2. Quel est mon objectif ? Quelles sont mes raisons ? Pourquoi n'est-ce pas simplement un « devrait », mais un « doit », une nécessité pour moi ? La qualité émotionnelle de l'objectif rend ce que vous ferez non seulement durable, mais aussi puissant. Le pourquoi est plus important que l'objet, car il représente 80 % de la réussite.

3. Que dois-je faire ? Quel est mon plan d'action massif ? Pas seulement une ou deux choses. Il convient ici de faire un remue-méninges pour trouver une multitude d'idées. Quelles sont toutes les possibilités pour décider plus tard laquelle a le plus de pouvoir ? Une fois les actions identifiées, choisissez celles qui vous rapprochent le plus vite de votre objectif — et engagez-vous massivement sur celles-ci. C'est l'écart entre « savoir ce que je veux » et « passer à l'action » qui transforme une vision en réalité. Comme dans mon histoire : j'avais une cible claire (ma licence en théologie), un pourquoi solide (ne pas repartir sans avoir accompli mon rêve), et j'ai gravi chaque marche — journalisme, enseignement, puis l'institut de théologie — sans jamais perdre de vue le sommet.

L'excellence intellectuelle n'est pas une destination, mais un voyage continu qui exige de la clarté et de la détermination. En apprenant à transformer chaque défi en une occasion de grandir, vous posez les bases solides nécessaires à la réalisation de vos ambitions les plus profondes. Si vous souhaitez bénéficier d'un accompagnement pour accélérer ce processus, notre équipe est là pour vous guider grâce à nos formations.

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